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La qualité de l’air extérieur dépend de la présence ou non de polluants atmosphériques qui se présentent sous forme de gaz ou de particules. Les effets sur la santé d’une mauvaise qualité de l’air sont aujourd’hui démontrés et peuvent survenir à brève échéance ou à long terme (en cas d’exposition à des taux peu élevés mais de façon chronique).

Les conseils pour agir :

  • Privilégier les modes doux (train, bus, vélo, à pied…) pour les déplacements surtout en ville où tout est accessible très facilement;
  • Privilégier le covoiturage si les modes doux ne sont pas possibles;
  • Limiter le chauffage de son habitation : 19° est tout à fait suffisant pour les pièces principales;
  • Eviter les feux au fond du jardin : préférer le compost ou la déchèterie ;
  • Privilégier des modes de chauffage au bois qui comportent des filtres à particules;

La nature de la pollution atmosphérique a beaucoup évolué ces 30 dernières années. Principalement due à l’industrie dans les années 70, la pollution est aujourd’hui liée à la circulation routière et au développement du tertiaire (chauffage, chantiers de construction, climatisation…) donc majoritairement liée aux activités humaines.

On distingue les polluants primaires, directement issus des sources de pollution et notamment :

  • Les particules en suspension (PM en anglais) dont le diamètre peut varier. Selon la taille de ces particules (fines à ultrafines), ces dernières pénètrent plus ou moins profondément dans le système respiratoire. Elles proviennent de fumées de combustion (cheminées, feu), du trafic routier, des rejets industriels… En cas de grand froid, on observe souvent des pics de pollution aux particules du fait d’une augmentation du chauffage.
  • Le monoxyde de carbone (C0) émis lors de toute combustion, il provient du trafic routier, des raffineries…
  • Le dioxyde de soufre (S02) qui provient de processus industriels, de combustion du fuel et charbon…
  • Les oxydes d’azote (N0) dont les sources principales sont le trafic routier
  • Les composés organiques volatiles (COV) issus de processus industriels (hydrocarbures…) et les métaux lourds

Et les polluants secondaires qui ne sont pas émis par une source de pollution directe mais se forment par transformation chimique des polluants primaires :

  • L’ozone (le mauvais ozone, de basse altitude) se forme lorsque les COV et les oxydes d’azote réagissent sous l’effet du rayonnement solaire. C’est pourquoi des pics de pollution à l’ozone sont souvent observés en cas de beau temps.

Parmi les phénomènes de pollution atmosphérique on observe l’effet de serre qui conduit au dérèglement climatique et de ce fait à des périodes de chaleurs extrêmes, des catastrophes naturelles (inondations..) qui ont des impacts importants sur la santé.

Des dispositifs réglementaires rendent obligatoires la surveillance de la qualité de l’air et la définition de normes de qualité de l’air. Ces normes fixent des niveaux de références qui vont indiquer des seuils d’alerte justifiant des mesures d’urgence, des seuils d’information et recommandation ou encore des valeurs limites ou de qualité à atteindre. Il existe dans chaque région des observatoires de la qualité de l’air qui mesurent les polluants principaux et relaient l’information en cas de pic de pollution.