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Les ondes existent dans un champ électromagnétique (CEM) qui est le couplage d’un champ électrique et d’un champ magnétique .

Les conseils pour agir :

  • Privilégier des installations filaires (avec des câbles) chez soi pour le téléphone fixe, la connexion internet…
  • Eviter l’utilisation du micro- ondes et en cas d’usage, ne pas rester devant ;
  • Privilégier des produits naturels (bicarbonate de soude, vinaigre blanc…) pour les produits nettoyants ;
  • En cas d’utilisation de téléphones portable : éloigner le téléphone au moment de la recherche du correspondant car la puissance des ondes est plus forte : éviter de téléphoner lorsque la réception est mauvaise ou en se déplaçant (train, voiture ou bus) ;
  • Privilégier l’utilisation du kit piéton (oreillette) inclus dans tous les coffrets depuis 2000 ;
  • Si le portable doit être remplacé, acheter de préférence un téléphone dont le DAS est le plus bas possible.

Le champ magnétique n’apparaît que lorsque le courant circule ; plus l’intensité du courant est élevée et plus le champ magnétique est important. Ces champs se décomposent schématiquement en deux catégories :

  • Les champs de basse fréquence (émettrice d’ondes faibles) soit la fréquence de l’électricité domestique utilisée en permanence (appareils ménagers, ordinateurs …) ;
  • Les champs de radiofréquence (émettrice d’ondes plus ou moins fortes) soit la fréquence liée aux transmissions d’information sans fil (les antennes de radio et téléphone, de radar, de téléphonie mobile, les fours à micro-ondes…) ;

Les téléphones mobiles

Lorsque l’on utilise un téléphone portable, ce dernier émet des ondes pour se connecter à l’antenne relais la plus proche. Ainsi, le téléphone n’émet des ondes que lors des communications tandis que les antennes en produisent en continu. En milieu urbain le réseau d’antennes relais est très dense et elles vont émettre beaucoup moins fortement que celles en milieu rural qui, du fait de leur faible nombre, doivent émettre sur des longues distances. Un individu est donc exposé aux ondes émises par son propre mobile en cas de communication et par l’ensemble du réseau d’antennes dans son environnement.

Lors de déplacements, le téléphone change d’antenne pour être relayé à la plus proche et la puissance d’émission du téléphone est à ce moment à son maximum. De plus, les voitures et autres moyens de transports fermés font cage de Faraday, ce qui signifie qu’ils rendent difficiles le passage des ondes donc la puissance d’émission du portable augmente pour maintenir la connexion.

Il est très difficile aujourd’hui de collecter une information cohérente sur les risques potentiels des antennes et sur celles des mobiles. Toutefois, les champs électromagnétiques produits par les téléphones portables sont classés par le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme.

Pour limiter l’exposition aux ondes, des valeurs seuils ont été par précaution définies par une commission internationale dont la neutralité est aujourd’hui discutée et remise en cause. La France a ainsi transposé en droit national les valeurs seuils issues des travaux de cette commission internationale :

  • Pour les émissions de radiofréquences des téléphones mobiles, un seuil de l’indice DAS (débit d’absorption spécifique) a été défini : un téléphone ne doit pas émettre plus 2 w/kg pour la tête ou le tronc. Selon le type de portable et la marque, cette valeur du DAS (mentionnée sur la notice ou facilement accessible sur internet) peut varier énormément.
  • Pour les émissions d’onde des antennes relais, la valeur limite d’exposition est de 41 à 61 volt par mètre (V/m) selon le type de téléphonie mobile.

Depuis, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a pris une résolution qui affirme la nécessité d’une réglementation fixant une Valeur Limite d’Exposition (VLE) à 0,6 V/m dans l’immédiat, à 0,2 V/m à terme. Mais, la France a conservé les mêmes valeurs seuils contrairement à de nombreux pays qui ont fait le choix de fixer des seuils limites proches de recommandations de l’APCE. Ces pays ont généralement abaissé également les seuils du DAS.